Début de saison prometteur
- Damien Humbert
- 11 juil. 2025
- 2 min de lecture

Après le projet de l'Ojos del Salado, j'ai choisi de rester jusqu'à la manche chilienne des Skyrunner World Series, Andes Mountain maraton, dont le point culminant était El Plomo à 5430m d'altitude.
Après près d'un mois de redescente au niveau de la mer et un entraînement plus axé sur l'intensité, nous sommes remontés un peu plus haut que Farellones , dans la station El Colorado , à 2700m. Nous y retrouvons également Frédéric Tranchand, puis les deux écossais Ross Golan et Jacob Adkin, ainsi que le chat "Cat Stevens".
Après une phase de réacclimatation plus courte, il est temps de remettre un dossard, le premier de cette saison 2025 et sur une manche de coupe du monde relevée avec des andains mieux acclimatés à l'altitude mais aussi Frédéric Tranchand, Jacob Adkin et le grand Manuel Merillas, une véritable machine en terrain technique, en pleine préparation pour un record au Mont Blanc.
Avec un kilomètre vertical dès le départ de la course (départ à 3000m), nous prenons directement les devants avec Frédéric, et basculons en tête en haut de l'ascension avec une trentaine de seconde d'avance sur un péruvien et plus d'une minute sur les poursuivants.

Malheureusement à cause d'une erreur d'inattention, je chute assez lourdement dans le première petite descente et tape fort mon genou gauche ainsi que mon poignet droit. Je laisse alors partir Fredo puis le péruvien ne pouvant pas courir immédiatement.
Après quelques minutes, je peux de nouveau courir mais je me suis bien refroidi et s'en suit une partie compliquée où je me gèle même la cornée droite, et ne voit plus très clair. Je me fait ensuite rattraper par Jose Manuel Quispe et Manuel Merillas.
L'ascension du Plomo s'avère plus dure que je pensais avec ce choc de début de course et je titube dès le début de la redescente, m'obligeant à mettre les crampons pour assurer la descente et ne pas glisser.
Je prend ensuite le temps d'enlever doudoune, puis gants, puis coupe vent avec la température qui monte, plus je descend. S'en suit une longue partie vallonnée dans une vallée et quelques bonnes remontées où je me sens de mieux en mieux et peut envoyer dans les sections roulantes. Je vois d'abord Manu au loin et le rattrape rapidement, puis Fredo, puis les deux Péruviens que je recolle à la bascule avant la dernière descente. Je décide d'attaquer dès le début et seul José Manuel prend le train, et s'en suit une grosse bataille jusqu'à l'arrivée, où je prend le dessus au sprint pour aller chercher cette victoire à laquelle je ne croyais plus à la mi-course.





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