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Une aventure andesque

Je ne m'étendrai pas trop ici car un petit film va faire la travail de résumer ce qu'a été cette aventure autour de la tentative de record du sommet volcanique le plus haut du monde, Nevado Ojos del Salado.


En résumé, cette aventure s'est déroulée en deux phases. La première a commencé dès notre arrivée à Santiago du Chili le 09/02/2025.

Après avoir passé quelques heures dans la capitale Santiago du Chili, nous sommes directement montés à Farellones, une station de ski perchée à 2500m et à seulement 1h de route.

Farellones sera nôtre camp de base jusqu'au 16 Février et nous permettra de gravir plusieurs sommets en rando-course pour la première phase d'acclimatation. Ainsi nous avons gravi Cerrro El Pintor (4180m), Cerro Leonero (4950m) et Cerro El Plomo (5430m) durant cette semaine.

Un début d'acclimatation avec beaucoup et peut-être trop d'enthousiasme, provoquant quelques mots de têtes difficiles à supporter pour Hugues, mon compagnon d'aventure, notamment lors de la redescente de Cerro El Plomo.

Première ascension à El Plomo
Première ascension à El Plomo

Après cette petite phase d'acclimatation, nous avons pris la route vers le Nord, quelque 1000km plus loin, sur l'Altiplano et le parc national Nevado Tres Cruces.

Nous établissons nôtre camp de base au refuge Maricungua situé au bord d'un lac salé (Laguna Santa Rosa) à une altitude de 3800m.

Durant cette 2ème phase d'acclimatation nous allons gravir des sommets plus hauts et dormir plus haut également pour nous adapter aux besoins d'une ascension à près de 7000 mètres!

Ainsi, nous gravirons en premier les Siete Hermanas (4970m) au dessus du refuge, où j'établirai un nouveau record aller retour quelques jours plus tard. Dans les sommets d'acclimatation, nous pourrons également compter sur Cerro Pastillones (5100m), Cerro Mules Muertas (jusqu'à 5700m environ), Nevado Tres Cruces Norte (6080m).

La plus importante ascension sera le reconnaissance de l'Ojos del Salado le 26 Février depuis le refuge Atacama (5200m). Nous allons alors découvrir qu'une traversée à 6500m normalement plutôt sure sans matériel d'alpinisme a été rendue impraticable sans crampons et piolets à cause d'une météo capricieuse (vent et neige), formant un couloir enneigé (neige dure soufflée), infranchissable sans prendre de gros risques pour nôtre vie.

Mais nous réalisons qu'une épaule ou arrête rocheuse surplombant le couloir pourrait être une alternative plus sécurisante au passage du couloir. Cette épaule constituait l'ancienne voie normale avant la création d'un sentier en lacet dans le fameux couloir et la traversée dangereuse.


Côté acclimatation, tout ne s'est pas passé comme prévu. Avec trois semaines d'acclimatation arrivés fin février, je sentais que mon corps était bien adapté et je pouvais bien me reposer au refuge Maricungua. Au contraire, Hugues sentait la forme qui baissait de jour en jour avec une apogée lors de la reconnaissance du 26 Février. Il prend alors la décision de ne pas tenter l'ascension.

Avec son soutien et celui de l'expédition All Mountain Chile (pour l'essence, internet et les points météo), je décide de retenter l'ascension le 28 Février sans grande attente en passant par l'ancienne voie normale.

L'ascension solitaire se déroule à merveille et je me sens en grande forme. Je prend tout de même le temps de mettre et enlever les micro crampons, ainsi que de m'alimenter et m'habiller adéquatement. J'arrive au sommet après 2h28 d'effort et plusieurs passages technique (arrête ancienne voie normale, couloir et arrête sommitale), seulement 5' plus lent que le record par la nouvelle voie normale moins technique.

La beauté des paysages et le sentiment d'accomplissement au sommet on rapidement fait place à la nécessité de repasser par le passage technique avant le sommet, l'endroit le plus dangereux de cette ascension. Une fois passé, je pouvais savourer ma descente malgré l'arrête, qui était tout de même moins technique à passer. J'ai également fait la rencontre d'une autre expédition à ma redescente et bien discuté avec un guide bolivien très gentil, avant de poursuivre ma descente, rempli d'émotions positives.

Rencontre expédition bolivienne
Rencontre expédition bolivienne

Je retrouve ainsi Hugues qui n'avait pas dormi de la nuit précédente (à 4300m), dont l'état de santé était préoccupant à ce moment. Nous décidons donc de redescendre le jour même jusqu'au niveau de la mer pour fêter l'ascension à Bahia Inglesa.


 
 
 

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